Le passage en régie du centre aqualudique n’est pas une victoire politique pour notre groupe, qui pourtant voulait ce retour et l’abandon de la Délégation de Service Public.
Ce passage en régie est d’abord le révélateur d’un mode de gouvernance replié sur lui-même et peu enclin aux propositions extérieures. Et l’urgence de ce changement qui en découle est aussi le symptôme de l’impréparation d’un dossier pourtant attendu. Le nouvel exécutif a repris à son compte les a priori longtemps véhiculés sur le mode de gestion du bien public. Il a continué de valider l’option depuis longtemps retenue: la Délégation de Service Public serait la meilleure manière de gérer cette infrastructure aquatique. Pourtant déjà dans le précédent conseil communautaire nous étions quelques élus à avoir réclamé une étude sérieuse sur le passage en régie. Cette demande revenait à peu près à chaque bilan de l’Aquabulle. Et même durant cette année 2020, alors que nous étions censés préparer l’éventuel retour en régie, rien n’a été anticipé, l’exécutif préférant s’en remettre avec quasi-certitude à la solution de Délégation de Service Public.
Résultat des courses en décembre 2020 : Nous apprenons que nous n’avons pas les moyens financiers de prolonger cette délégation, indiquée pourtant comme si avantageuse. Retour en régie, contraint et forcé! Pas de victoire politique donc. Mais le simple constat des conséquences financières de ce manque d’écoute. Voilà la collectivité obligée de signer un nouvel avenant couteux et de payer le délégataire encore quatre mois pour un centre Aqualudique qui va très certainement rester fermé en grande partie, en raison de la Covid. Payer de nouveau le même cabinet d’étude pour que cette fois il nous aide à appréhender le fonpe, qui pourtant voulait ce retour et l’abandon de la Délégation de Service Public.ctionnement en régie. Payer la société Titan, délégataire du service public, pour qu’elle nous permette de rattraper le temps qui n’a pas été pris.Sortir le carnet de chèque des contribuables aujourd’hui, et dans quelques mois on viendra de nouveau nous dire qu’il faut retourner en Délégation de Service Public, une fois que la collectivité aura épongé les risques, et fait les nouveaux investissements… Mais nous le disons, cette vision “courtermiste” ne correspond plus à la société d’aujourd’hui. C’est pourquoi nous nous sommes abstenus de voter la prolongation de Délégation de Service Public. Nous nous sommes abstenus parce que le service public ce n’est pas qu’une notion d’ouverture au public, c’est bien plus que cette perpétuelle fuite en avant dans la dépense de l’argent public. Nous nous sommes abstenus car nous pensons que cette crise sanitaire, qui a mis en lumière les faiblesses des stratégies passées en matière de gestion des équipements publics, nous oblige à repenser les usages d’une piscine y compris avec les nageurs, leurs clubs… Voilà pourquoi nous souhaitions que soit envisagée la possibilité d’une fermeture, non pas celle de la privation et de la frustration, mais bien celle du renouveau de l’équipement et du changement de cap en matière de gestion des équipements publics. Une fermeture aujourd’hui pour mieux rouvrir demain!
Prenons acte des débats (vous trouverez l’intégralité de nos échanges dans le procès verbal mis en ligne sur notre site internet) et prenons rendez-vous à la fin de cette délégation. Nous ferons alors le bilan de ce dernier avenant et à n’en pas douter nous aurons d’ici là à travailler cet engagement (non pas subi mais choisi de notre part !) du passage en régie de l’Aquabulle.